Depuis septembre, une nouvelle recrue a rejoint l’équipe nationale d’Excellence Ruralités : Valentine Schmitz, qui travaillera sur le sujet des relations publiques de l’association. Un poste clef qui permet de faire le relais avec les différentes institutions et, par là, de mettre en valeur tout le travail de terrain effectué par les équipes des établissements.
- Bonjour Valentine, peux-tu nous présenter ton parcours ?
Je m’appelle Valentine Schmitz, cela fait 12 ans que je travaille dans les affaires publiques. J’ai travaillé en cabinets et en fédérations, mais cela faisait plusieurs années que je réfléchissais à m’engager dans une structure qui serait plus porteuse de sens. Je connaissais l’association Excellence Ruralités, et j’ai rencontré Jean-Baptiste, le fondateur. Le projet m’a tout de suite séduite, quelques mois après, j’intégrais l’équipe !
- Quel est ton rôle chez ER ?
J’ai plusieurs missions qui sont imbriquées les unes aux autres. Le cœur de mon travail, c’est de faire en sorte de renforcer nos relations avec les décideurs publics. C’est central car c’est cela qui nous permettra de nous faire connaître au niveau institutionnel dans un premier temps et ensuite d’attirer l’attention sur ce que nous faisons très concrètement, d’obtenir des aides, de valoriser notre action. C’est essentiel pour que l’association grandisse.
“Nos écoles sont de véritables laboratoires : il nous faut prouver que notre modèle fonctionne!”
- Concrètement, qu’est ce que tu vas mettre en place ?
La première chose, c’est d’opérer une veille médiatique, législative, gouvernementale et de faire exister davantage Excellence Ruralités dans l’actualité. Nous sommes les seuls à proposer ce type d’établissement en zone rurale. Nous devons donc nous tailler une vraie place dans le débat public. Nous avons quelque chose à dire. Nos élèves ont quelque chose à dire. Les parents de nos élèves ont quelque chose à dire. Nos enseignants ont quelque chose à dire. Il faut que l’on devienne la référence en termes d’éducation dans les territoires ruraux. Finalement, la meilleure manière de rendre hommage à l’action des professeurs et de toutes les équipes de l’association sur le terrain, c’est de devenir incontournable dans le débat. Le deuxième gros chantier, c’est de comprendre quels sont nos relais au niveau local, national et européen. Cela nous permettra de mieux nous insérer dans le tissu institutionnel. Enfin, le troisième objectif est de produire du contenu : des notes, des chiffres, de la data, des études, des sondages… bref, différents formats et supports pour communiquer. C’est vrai : nos écoles sont de véritables laboratoires de ce à quoi pourrait (devrait!) ressembler l’école de demain en territoire rural. À nous de mettre en avant tout ce que nous observons sur le terrain, notamment dans la progression de nos élèves, pour prouver que notre modèle fonctionne !
“Être institutionnalisé nous donne de la visibilité et nous valorise”
- Pourquoi est-ce important ?
C’est important car cela donne de la visibilité et valorise notre action sur le plan “politique”, au sens noble et premier du terme, c’est à dire de participation à la vie de la cité. Beaucoup d’associations souffrent d’une méconnaissance du système en place et sont invisibles. C’est pourtant primordial de faire entendre sa voix ! Et de la faire entendre de façon particulière, qui permet de rentrer dans les rouages. La voix des élèves ruraux – et plus généralement celle des habitants de zones rurales – n’est pas, ou peu représentée dans le débat aujourd’hui. C’est aussi ça la mission d’Excellence Ruralités : être la voix de ceux qui n’en ont pas.
- Qu’est-ce qui t’a poussée à t’engager chez Excellence Ruralités ?
Ça fait bien 5 ans que je parle de travailler au contact de la jeunesse et des enfants. Ca venait probablement répondre à quelque chose que j’avais au fond de moi !
- Tu as visité une école, qu’est ce qui t’a marquée ?
J’ai pu aller passer une journée au Cours Aliénor d’Aquitaine en Charente et ce qui m’a immédiatement frappée, c’est la joie des élèves et leur politesse. On pourrait s’attendre à ce que des adolescents de collège soient désinvoltes mais ce n’est pas du tout le cas ! Dès que nous sommes entrés dans la cour, ils sont tous venus vers nous pour nous saluer, nous demander qui nous étions, ce que nous faisions. Il y a une vraie curiosité qui est très rafraîchissante ! On sent vraiment que cette joie peut s’épanouir car elle est cultivée dans un environnement paisible, bienveillant.