Alors que la France dégringole dans les classements internationaux, notamment sur la maîtrise des mathématiques, il est nécessaire de relever le niveau des élèves français. Dans les établissements Excellence Ruralités, l’utilisation des méthodes comme celle de Singapour, permettent aux élèves de mieux appréhender cette matière mal-aimée.
La France dernière de l’OCDE en mathématiques : cette rengaine, nous l’entendons tous les ans au gré des enquêtes et des classements PISA, Timss… Incontestablement, les élèves français ne sont pas bons en mathématiques. Voire carrément médiocres. Le dernier classement Timss sorti en décembre dernier portait sur les résultats des élèves de 4e de l’hexagone en 2023. Le résultat est implacable : la France coule, notamment au regard des résultats des autres pays de l’Union européenne et de l’OCDE, pour finir en avant dernière place du classement, juste avant le Chili. En tête de rang : le Japon et la Corée du Sud. Pour couronner le tout, l’écart se creuse de plus en plus entre les garçons et les filles. Depuis 2015, le résultat féminin, en chute libre, a perdu 12 points.
“Réduire la taille des classes et améliorer la formation”
Face à ces résultats alarmants, impossible de ne pas dresser un constat d’échec du système éducatif français. Dans un article du Monde, Violaine Morin, journaliste spécialisée sur les questions d’éducation, pointait deux problèmes principaux : les classes surchargées et les méthodes d’apprentissage. “Il conviendrait donc à la fois de réduire la taille des classes et d’améliorer la formation”, argumentait-elle. Deux problèmes récurrents auxquels se heurte le système scolaire classique depuis de nombreuses années.
Concernant la réduction de la taille des classes, les petits effectifs ont fait leurs preuves et sont d’ailleurs plébiscités dans les zones REP et REP +. Les établissements Excellence Ruralités ont mis cette mesure en place dès l’ouverture du Cours Clovis, collège-pilote du réseau. Les bénéfices sont immenses, et salutaires dans les cas d’élèves à particularité ou en difficulté. Avec 15 élèves par classe maximum, nous réussissons à établir un véritable lien de confiance entre le corps enseignant et les jeunes. Les élèves connaissent leur professeur, et leur professeur les connaît, connaît leurs besoins, leurs problématiques et peut ainsi adapter son enseignement. De plus, une notion qui n’est pas comprise peut plus facilement être éclairée si l’enfant en exprime le besoin. Dans le cas spécifique des mathématiques, il s’agit évidemment d’un élément essentiel dans l’accompagnement de l’élève.
La méthode de Singapour pour mieux appréhender les mathématiques
“Améliorer la formation” est la deuxième prérogative posée par Violaine Morin dans son article. Pour cela, la journaliste évoque directement des méthodes pédagogiques comme celle de Singapour “connue pour ses excellentes performances”. C’est également celle que nous utilisons, en primaire, pour appréhender l’apprentissage mathématiques sereinement. Reposant sur la manipulation d’objet, elle permet de passer du concret à l’abstraction plus facilement. En travaillant également plusieurs notions en même temps au lieu de les délier elle permet de faire comprendre à l’élève que les mathématiques sont un système complexe et entier où chaque notion répond à une autre.
À long terme, l’amélioration du niveau en mathématiques est un enjeu crucial pour l’économie et la réduction de la fracture territoriale. Même dans des secteurs d’activités qui nécessitent peu de qualifications, la maîtrise des mathématiques est plus que nécessaire. Dans les milieux de l’industrie, c’est même un pré-requis. Faciliter l’apprentissage des mathématiques, dès le plus jeune âge, est indispensable, autant pour former les futurs ingénieurs que les futurs ouvriers.